Rue Hoi An
Vietnam

Cinq jours à Hoi An

Hoi An !! Nous y voilà enfin ! Trois jours de trajet pour y arriver depuis Thakhek. Ça nous a paru interminable. En plus n’ayant rien préparé, tout s’est fait au moment ce qui n’est pas des plus reposant comme voyage. Malgré tout, nous y sommes et nous allons pouvoir poser quelques jours désormais. Enfin pas tout de suite non plus… il est 7h et notre homestay nous laisse la chambre à 13h. Un peu de temps à tuer donc… même si nous ne rêvions que d’une seule chose à ce moment là : une bonne douche et un bon lit. Il nous faudra donc patienter pour combler les cinq heures qui nous séparent du Graal ! On décide d’aller faire un tour dans le vieux centre d’Hoi An…

Nous avions découvert cette ville quelques jours avant d’arriver au Vietnam, lorsque nous étions au Laos. Nombre de voyageurs français sont passés par là. Et leur avis est unanime. HOI AN c’est génial ! A tel point que beaucoup ont décidé de prolonger leur séjour dans la ville de quelques jours. Autant dire que tout cela a attisé notre curiosité. 🙂 Et puis Hoi An est situé à quelques heures seulement de notre point d’entrée au Vietnam… nous avons donc sauté sur l’occasion pour faire d’Hoi An notre première étape dans ce nouveau pays.

Bien qu’il soit encore de bonne heure, les rues sont déjà particulièrement animées. Le balai des scooters et voitures n’en finit pas et les klaxons résonnent tout autour de nous. Sacs sur le dos, nous sillonnons les rues en direction du vieux centre. Nous passons une place bondée de taxi Malinnh (les taxis vert locaux) avant de s’engouffrer dans une petite ruelle. Les maisons aux teintes jaunes et au style colonial commencent à apparaître ci et là. Nous sommes sur la bonne voie ! Les prémices de la vieille ville se font sentir ! Nous avançons toujours plus profondément vers le cœur historique de Hoi An avant de nous arrêter net devant une pancarte. « Le Fê ». Nous y sommes. Nous avions repéré cette adresse sur Maps Me. C’est ici que nous choisissons de faire notre première halte de la matinée, bien décidé à goûter ce fameux café vietnamien dont on entend tant parler.

Patio café le Fê
Patio du café « Le Fê »

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Hoi An – Café et héritage colonial

Bonne pioche ! Ce premier café est à l’image des cafés et restaurants de la ville. Moderne, raffiné et paisible. Lorsque nous rentrons il n’y a encore personne. Une première cours ombragée et fleurie nous accueille, puis une pièce généreusement ouverte sur l’extérieur et soigneusement décorée dans un style rétro lui succède.

Tout au fond, on débouche sur un charmant patio. On tombe de suite sous le charme. Les murs anciens, le bassin aux carpes, la décoration et les fauteuils invitent à la détente. Tout ce qu’il nous faut ! Nous nous empressons de commander deux cafés. Ceux-ci sont proposés froids. Ce qui nous laisse plutôt sceptiques sur le coup, mais après tout pourquoi pas avec cette chaleur.

Les cafés arrivent. Première confrontation avec cette spécialité locale. Effectivement, les glaçons nagent à la surface mais le visuel est plutôt attrayant. L’odeur éteindra définitivement tout nos doutes et aiguisera nos papilles. Mais le goût… quel goût ! C’est sublime, succulent et jouissif !! Les arômes de café se répandent sur la langue avec une intensité incomparable à chaque gorgée. Quelle joie de déguster ces cafés après un si long voyage ! A lui seul il nous revigore et nous remotive.

Après ce petit break des plus agréables, nous reprenons notre chemin vers le centre historique. A mesure que nous avançons la ruelle se fait toujours plus étroite quand soudain elle finit par déboucher sur une rue piétonne bien plus large. La rue est déjà très fréquentée et les touristes s’affairent devant les façades coloniales des nombreux cafés, restaurants et boutiques. Les murs aux teintes jaunes et les files de lampions suspendus au-dessus de nos têtes donnent une vision très colorée de la rue. Le charme opère immédiatement. Par-ci par-là, des façades en bois noirs viennent parfaire le tableau, renforçant cet aspect colonial si perceptible.

Lampions Hoi An
Les lampions dans les rues promettent de beaux éclairage pour cette nuit
Façade boutique Hoi An
Façade d’une boutique Hoi An

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Le centre historique d’Hoi An est entièrement piéton. Ce qui est un luxe au Vietnam. Plus besoin de slalomer entre les scooters, ni de fuir le brouhaha des klaxons. Ici, on se sent dans une bulle. Mais en même temps la foule des touristes est impressionnante : Sud coréens, anglo-saxons et français sont en grand nombre. Pour l’heure, la découverte du centre est telle que nous en oublions la foule. La vieille ville est splendide et nous avons envie de nous arrêter dans chaque boutique ou restaurant que nous croisons. Tous sont décorés avec beaucoup de raffinement et ont ce petit côté « passé colonial » qui ressort. Finalement ces quelques heures à attendre passeront très rapidement.

Le soir même, comme beaucoup d’autres soirs qui suivirent, nous décidons de revenir découvrir le centre ancien sous la clarté de la lune et des lampions. Il n’y a pas une rue, ni une façade éclairée qui ne soit illuminées par ces lampions. Tout le monde joue le jeu ici et franchement le résultat est splendide. Sur le fleuve, bateaux et lanternes flottantes apportent leur touche au spectacle.

Rue éclairée Hoi An
Rue éclairée à Hoi An

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Cependant, une question nous vient à l’esprit très rapidement. Tout le passé colonial d’Hoi An s’exprime sous nos yeux mais pour autant, de quel passé parlons-nous ? Au vu de la qualité et du nombre de café ici, nous sommes bien tenté de répondre à cet instant qu’Hoi An était reconnu autrefois pour être un port important dans l’acheminement de café vers l’Europe… Aussi, afin de vérifier cela et de comprendre plus profondément l’histoire de la ville, nous décidons sur les jours qui suivent de visiter les différents musées et sites historiques. Et ça tombe bien car l’office du tourisme propose un pass permettant la visite de 5 de ces lieux ! Pour nous ce sera :

  • Le pont japonais : le pont couvert est un incontournable de la ville et permet d’enjamber la rivière Hoai. Il date des années 1950 et a été construit à l’époque par les japonais pour relier leur quartier au quartier chinois. Ce pont est généralement considéré comme un emblème de la ville. Dans notre cas, bien que l’architecture soit sympa, on a trouvé que l’ouvrage était un peu survendu. En quelques enjambées vous voici de l’autre côté, autant dire que la visite est de courte durée.

  • Le musée du folklore et de l’artisanat : visite très intéressante ! Ce musée est idéal pour découvrir les traditions et l’évolution de la vie des pêcheurs d’Hoi An. Japonais, chinois ou français ont tous laissés leur traces dans la vie des locaux, aussi bien au niveau des techniques de pêches, de la culture du riz ou des us et coutumes. Mais c’est aussi l’occasion d’apprendre que Hoi An était connue pour la soie (…et non le café 😁 !). La présence en grand nombre de vers à soie sur les berges a fortement contribué à l’essor du travail de la soie dans la région. Le musée permet ainsi de se plonger dans l’histoire de la filière et l’évolution de la technique de tissage de la soie.

  • Métiers à tisser
    Métiers à tisser

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  • Le musée de la céramique : à réserver aux connaisseurs. Ce musée est une collection de céramiques vietnamiennes, chinoises et japonaises, pour beaucoup retrouvées suite aux naufrages de navires marchands au large d’Hoi An.

  • La maison de Duc An : visite d’une maison traditionnelle d’une famille marchande bourgeoise. La visite est rapide et les pièces vite remplies par les visiteurs. La distinction entre pièce intérieure et patio extérieur est parfois compliquée… et le bois largement utilisé. On reste un peu sur notre faim suite à cette visite : aucune explication ou indication pour comprendre plus spécifiquement l’utilisation des pièces ou les particularités de la maison.

  • Le temple Phuc Kien : construit à l’origine dans les années 1690 par la communauté d’Hoi An pour des réunions de l’assemblée, l’édifice fut ensuite converti en temple pour la déesse de la mer sensée protéger les marins. On peut ainsi admirer toute l’architecture des temples chinois, sa décoration et ses bassins.

Statute temple Phuc Quien
Statue du temple de Phuc Quien

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Plage et rizières

En lisant les quelques lignes ci-dessus, je n’ai aucun doute sur le fait que vous imaginiez notre périple à Hoi An comme une promenade de santé. Errant outrageusement de café en café dans un décor splendide. Mais ne vous en déplaise, il faut bien faire vivre ce site ! Halte aux grincheux qui oseraient nous dire que nous sommes en retard, nous travaillons d’arrache pied ! Aussi, notre séjour à Hoi An sera également l’occasion de nous octroyer quelques sessions travail des plus studieuses. Photos à l’appui 😁.

Plage Hoi An
Notre lieu de travail sur la plage d’Hoi An

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Je vous vois arriver de loin, ne tentez en aucun cas de nous dédouaner ! Le décor et les cocktails n’influent en rien notre capacité de concentration… bien au contraire ! Notre assiduité à nos sessions de travail n’a jamais été aussi bonne qu’à Hoi An 😂.

C’est tout ce qui rend cette ville si agréable en fin de compte. La proximité de la plage et les rizières alentours complètent les atouts de cette charmante ville aux multiples facettes. On peut ainsi facilement passer de l’ambiance coloniale du centre historique, au farniente sur la plage et aux ballades aménagées dans les rizières. Et nous nous sommes pas fait prié pour tout essayer !😁

Au Laos, nous avons peu vu de rizières en culture. Seuls quelques coins verdoyants étaient rendus possible par la mise en place de canaux d’irrigation ou la proximité immédiate d’un fleuve. Mais dans les terres, les champs en jachère attendaient patiemment le retour des pluies. Au Vietnam tout est différent. Certes les canaux d’irrigation sont bien présents mais le temps est aussi plus clément, peut-être en raison de la proximité de la côte. Toujours est-il qu’après 3 semaines en Asie, nous étions assez déçus de ne pas avoir vu ces cultures emblématiques de riz s’étalant sur plusieurs kilomètres carrés… Aussi, ni une ni deux nous enfourchons nos vélos pour partir à la découverte de la campagne autour d’Hoi An !

Bonne nouvelle les rizières sont bien là 😂 ! Bon on est encore loin des rizières à perte de vue mais c’est une ensemble de petites rizières et de jolies jardins qui encerclent la ville d’Hoi An. Les pistes sont bétonnées et créent la ballade d’autant plus agréable. Nous croisons de nombreux vietnamiens, souvent des femmes, chapeau pointu en bambou vissé sur la tête, qui s’affairent dans les champs. La vie est paisible à Hoi An. Mais cela n’en est pas moins difficile pour les travailleurs. En permanence à demi voûtées, dans la vase et sous une chaleur accablante, nous les regardons admiratifs depuis nos vélos. Tout se fait à la main ici. Il n’y a aucune mécanisation pour la culture du riz. Les seuls signes de modernisation resteront les fameux canaux d’irrigation qui jalonnent les parcelles.

Rizières Hoi An
A la découverte des rizières autour de Hoi An
Femme travail rizière
Femme vietnamienne qui revient du travail au rizière

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Nous passerons plus d’une demie journée à déambuler dans ce décor. Les rizières laisseront place à plusieurs reprises aux villages de pêcheurs implantés le long du fleuve, alternant parfois avec entre plantations de salades et d’aubergines. La diversification du territoire est manifeste et son influence sur la cuisine locale l’est tout autant. Suffisamment en tout cas pour faire d’Hoi An un des porte drapeau de cette cuisine vietnamienne mondialement reconnue. Les cours de cuisine pullulent en ville. Chaque restaurant proposant sa propre sessions.

Après cette escapade à vélo, nous rejoignons donc notre Homestay bien décidés à tenter, dès le lendemain, de saisir les subtilités de cette cuisine si reconnue. Comme d’habitude, la propriétaire de Mama’s Homestay nous conseillera avec justesse. Ce sera le package tour du marché local – pêche au crabe – et cours de cuisine de 2h avec réalisation 4 recettes. Un programme chargé en perspective !🙂

Cooking class

Notre départ d’Hoi An approche petit à petit. Mais ce matin là, nous n’avons pas encore la tête aux préparatifs. Le taxi nous attend déjà devant la Homestay. Nous avalons en vitesse les dernières bouchées de banana pancakes avant de sauter dans le taxi. Celui-ci fait le tour des hôtels et homestay pour récupérer les autres apprentis cuisiniers au passage. Deux israéliennes et trois Sud coréens plus tard, nous voici au complet pour rejoindre le marché local. Nous nous joignons à un petit groupe déjà bien formé. La chef est là et nous explique qu’il manque encore quelques personnes. Nous attendons patiemment leur arrivée, au contraire des autres nationalités présentent pour qui la patience n’est visiblement pas une vertue et qui finissent par s’éparpiller ci et là…

Au bout d’une quinzaine de minutes, la chef finit malgré tout à récupérer ses brebis égarées. La troupe se met enfin en marche et s’enfonce dans le marché. Les allées sont déjà bondées à cette heure. Les stands se succèdent. Fruits, légumes, riz, nouilles, tofu, fruits de mer, poissons,… quantité de choses sont présentes sur les étals. Un condensé de la cuisine asiatiques retrouve ainsi l’instant d’un marché. La chef nous arrête ci et là pour nous montrer tantôt un fruit inconnu, tantôt nous faire goûter une herbe. Les saveurs et les odeurs s’enchaînent. Parfois trop durement, comme sous la halle, où les étals de boucherie sont situés. La viande exposée à la chaleur et aux mouches dégage une odeur particulièrement nauséabonde. Nous achèterons pourtant quelques bouts de beef, à mon plus grand désarroi. Steph, qui s’efforçait jusque là à ne pas trop regarder les étals sanglants, appréciera à cet instant être végétarienne, pour ne pas avoir à croquer dans cette viande.

Nous laissons la boucherie pour les stands d’épicerie fine. Non sans un grand soulagement ! Notre odorat retrouve enfin un semblant de satisfaction au contact de toutes ses effluves épicés. Notre visite du marché sera assez rapide. Nous achèterons ainsi tous les ingrédients nécessaire à la session de cuisine qui nous attend. Mais avant d’enfiler nos tabliers, il nous reste un dernier détour à faire pour découvrir la pêche aux crabes avec les locaux.

Nous empruntons ainsi un de ses beaux bateaux de pêches que nous avions vu la veille depuis la berge. A l’avant, les deux yeux peints sur la coque fixe inexorablement le large. Le cap est donné. Direction l’estuaire. Mais nous n’irons pas jusqu’à l’océan, au bout d’une vingtaine de minutes, le bateau se positionne à proximité d’une palmeraie où toute une cohorte de pêcheurs nous attend vaillamment dans leur « basquet boats ». Ces embarcations sont fabriqués à l’aide de bambous tissé (quoi d’autres ? 😁) en forme de demi coque. Bien qu’elles paraissent frêles aux premiers abords, elles se révèlent particulièrement stables et idéales pour s’enfoncer dans les palmeraies. Nous embarquons deux par deux. La femme qui nous accompagne nous met alors deux chapeaux vietnamiens et nous passent des espèces de gri-gris au doigt. Ces bagues ont été confectionnées par les pêcheurs à l’aide de tige de roseaux, le temps de nous attendre. En forme de fleur, de crevette ou autre animal du coin, ces figures sont certainement maîtrisées depuis le plus jeune âge, comme on pourrait le faire chez nous avec les célèbres bracelets de pâquerettes…😁. Bref, le ridicule ne tue pas et nous nous prêtons au jeu le temps de rejoindre notre coin de pêche.

Chapeaux traditionnels
Nous voici ornés de chapeaux traditionnels
Basquet boat
Basquet boat permettant de s’enfoncer dans la palmeraie
Pêche au crabe
En pleine pêche au crabe !

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A peine enfoncé dans la palmeraie que notre pilote dégaine de bout de roseaux armé d’un simple fil de pêche et d’un bout de viande ficelé à l’extrémité. Elle nous indique qu’il faut mettre l’appât au cœur du palmier en partie immergé dans l’eau. On se regarde un peu dubitatif avant de s’exécuter. La ligne ne paraît pas très solide. Et à ce moment là nous ne savions pas alors quelles prises étaient à l’ordre du jour. Nous pensons d’abord au crevette. A quelques mètres nous entendons les acclamations d’autres passagers signe de réussite à l’exercice, sans pour autant arriver à identifier le résultat de leur pêche tant la palmeraie est dense.

Nous patientons deux-trois minutes avant que notre hôte finisse par nous reprendre les cannes des mains. En même temps, on sentait bien qu’on était pas très efficaces ! 😐 À peine quelque secondes après avoir lancé sa ligne que le fil se tend. Ah enfin nous allons voir ce pour quoi nous sommes venu !!! C’est ainsi que l’on aperçoit au bout de la ligne, fermement accroché par ses pinces, un crabe qui se balance. Il est tout juste plus gros qu’une pièce de monnaie 😂 mais à l’excitation et au rire de notre pecheuse hors pair, nous comprenons qu’il s’agit bien là de la raison de notre petite escapade. Alors qu’elle ramène la ligne sur le bateau, plouf, le crabe se détache, plus malin qu’il n’y paraît. Nous passerons un bon quart d’heure à essayer de l’avoir, en vain. Pas grave on aura bien rigolé ! Tant de moyens et de temps déployés pour attraper ces petites bestioles nous paraissent alors complètement aberrant quand on connaît la facilité avec laquelle s’attrapent ces crabes sur nos belles plages bretonnes ! Mais ne vous inquiétez pas, nous garderons jalousement ce secret pour nous. Ce n’est pas demain qu’une armada de basquet boats remplis de pêcheurs vietnamiens débarquera sur nos côtes à la recherche de ces minuscules crabes. Le secret est bien gardé !😉

Trêve de divagation et revenons en à nos moutons ! La partie de pêche terminée, direction les cuisines ! Tout à visiblement était préparé par notre chef du jour le temps de notre absence. Nous rendions nos tabliers avant de se mettre à nos postes de travail. Devant nous, bols, baguettes et planches à découper sont soigneusement disposés.

La chef nous explique alors les quatre recettes que nous allons exécutés. Au menu :

  • Fried rolls (nems fris)
  • Spring rolls (rouleaux de printemps)
  • Rice pancake (pancake de riz)
  • Pho Bo (soupe de bœuf)

Les deux heures qui suivirent furent le théâtre de multiples séances de découpes de légumes, hachage d’ail, de piment, et mise en friture de nems. Chaque préparation est suivie d’une dégustation, avant d’enchaîner sur la prochaine recette. Certains plats ne nous sont pas inconnus bien évidemment. Et nous mesurons toute la complexité de cette cuisine vietnamienne. Si les recettes sont à la portée de tous, l’équilibre des épicés et des saveurs n’en est pas moins difficile à trouver. Surtout pour nous, occidentaux, qui n’avons pas une culture aussi développée de tout ces condiments.

Néanmoins, sous les conseils avisés de notre chef, nous réussissons à peu près nos deux premières recettes : les nems et les rouleaux de printemps. La suite sera toutefois plus mouvementée pour la confection des Rice pancakes. Cela ressemble d’assez prêt à une omelette frite dans un bain d’huile et flambée. Le coup de main n’est pas facile à prendre, ni le dosage de l’huile d’ailleurs. Le résultat est sans appel. C’est bon… mais très gras. L’huile et la friture sont à la base de la cuisine vietnamienne, à l’image de la crème et du beurre dans la cuisine française.

Cuisson nems
Steph en pleine cuisson de nems !
Cuisson crevettes
Cuisson des crevettes à l’eau bouillante !
Rice pancakes
… et voici nos rice pancakes !!

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La dernière recette, le Pho Bo, sera heureusement beaucoup plus saine… enfin c’est à ce moment là que nous utilisons la viande achetée au marché. 😱

Le bouillon ayant était préparé à l’avance, il ne nous reste plus qu’à prendre une assiette, ajouter quelques nouilles de riz et plantes et nous laisser servir. Cette soupe est excellente mais pour le coup nous n’avons qu’un rôle limité dans cette réussite !

Après plus de deux heures à baigner dans les odeurs de fritures et à goûter nos différentes préparations, nous sommes contents de laisser nos tabliers. Loin d’être une révélation, cette cooking class aura au moins été l’occasion d’une bonne séance de rigolade.

Quelques visites de musées succéderont encore à cette journée avant de quitter définitivement Hoi An au terme de cinq jours passés. La ville restera pour nous un bon souvenir et, même après de longues semaines de voyage, nous nous prêtons encore quelquefois à rêver de son café glacé si savoureux.

Au matin, nous prenons ainsi un avion pour la capitale Hanoi, avant de repartir plus haut vers le nord. L’excitation se fait ainsi plus pressante à quelques jours de débuter notre semaine de Workaway, à la découverte d’une exploitation de thé.

3 commentaires

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    gisou

    merci de nous faire participer avec de belles images et une description du voyage et merci encore de prendre sur vos temps de repos pour ces communications bises a tous les deux

  • Avatar

    André

    Bonjour à vous deux
    Magnifique récit qui m’a fait voyagé
    Nous avons eu lel
    Plaisir d’avoir tes parents et tes sœurs à midi
    Profitez bien
    DD

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    Philippe et véro

    Coucou aux grands voyageurs. Quelle belle idée de nous faire partager toutes vos découvertes et rencontres, et tous ces paysages .
    C est comme si nous y étions par procuration.
    Et ça donne envie.
    Vivement la suite.
    Profitez.
    Bises à tous les deux

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